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20180501

Loin de Sils Maria

Loin de Sils Maria, une histoire vraie, raconte la prodigieuse ascension de Johann Josty, petit gardien de chèvres qui, au début du XIXe siècle, finira par créer à Berlin, autour du célèbre Café Josty, le premier empire de la pâtisserie.
Nous sommes dans la République des Grisons, pays aux cent lacs et trois cents glaciers, pays somptueux mais où règne une extrême pauvreté. Un beau jour, craignant la dureté du paysan qui l'emploie, un gamin s’enfuit. Pieds nus, il court, il file. Affrontant l’inconnu, la faim, le froid, il parcourt des centaines de kilomètres, traverse en fraude quantité de frontières, et atteint Magdebourg, dans le royaume de Prusse.
Là, auprès de son cousin, confiseur en vogue, le jeune Johann Josty apprend l’art de filer le sucre, de fouetter la crème, de dorer la pâte. Dragées, sucres d’orge, pastilles, pralines, massepains, meringues, macarons n’ont bientôt plus de secret pour lui. Il dort à peine, épargne chaque sou. Dix ans plus tard,  il s’établit à Berlin où il fournira bientôt la Cour en gourmandises suprêmes, deviendra célèbre dans l’Europe entière et…   rencontrera Napoléon !
Bien sûr, il attire les femmes ! Avec ses grands yeux turquoise, Lina lui fait oublier Ladina, la passion de sa jeunesse. Du moins le croit-il. De retour à Sils Maria, ému par ses retrouvailles avec les montagnes de son enfance, Johann s’inventera un nouveau destin, participant à la magie de ce village où ne tarderont pas à accourir les célébrités du monde entier.

Éditions Le Passage




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À écouter :
"Un coup de cœur absolu! " dans "On va déguster", l'émission de François-Régis Gaudry sur "France Inter" !
L'invitée du 12/13 - RCJ, avec Paule-Henriette Lévy
L’invitée de Mélanie Croubalian dans l’émission « Entre nous soit dit » sur la Radio Télévision Suisse.

À lire :
Le Temps : Le café Josty, un mythe berlinois né en Engadine

20091218

Quand vous reviendrez, aurons-nous une auto?

Montbéliard, 24 février 1944. Pierre a onze ans, lorsque, avec ses parents, il est arrêté. Louise Blazer ne peut rester sans rien faire: elle se présente à la prison et, sous prétexte de tuberculose, fait sortir le jeune garçon pour le cacher à l'hôpital.
Commencent alors deux longues années d'attente, pendant lesquelles Pierre va livrer ses espoirs et ses angoisses à un cahier, qu'il compte offrir à ses parents à leur retour. Au fil de son récit, tour à tour tendre et drôle, on découvre son quotidien dans un préventorium à Besançon, la joie de la Libération, puis son arrivée près de sa tante Suzi en Suisse… la Suisse qu'ils auraient pu rejoindre dès le début de la guerre, s'ils avaient possédé une auto…
Une réflexion sur l'attente et l'espoir d'un enfant juif durant la Seconde Guerre mondiale, sur la prise de conscience d'un deuil difficile. Un hommage à Louise Blazer qui l'a sauvé de la mort, et à tous ceux qui ont permis à Pierre de rester un enfant joyeux.
Dossier d'archives familiales.


QUAND VOUS REVIENDREZ, aurons-nous une auto?

Seuil, 2010.


° Le livre du jour, France Info.
Philippe Vallet vous dévoile son choix quotidien.
° Un article de Michel Vagner dans l'Est Républicain.
° Michèle Kahn 1e invitée de " le choix des Mots", émission littéraire et culturelle en direct le 14 avril à 14h30


19980517

Les Fantômes de Zürich


Après Shanghaï-la-juive, voici le second volet de l'étonnant destin de la famille Neumann. Hong Kong, 1er juillet 1997. Une foule bigarrée fête la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine. Bals, cérémonies officielles, feux d artifice se succèdent dans un tohu-bohu délirant. Seule Lisa est indifférente à la liesse générale : son père, Walter Neumann, patron d un empire de presse, a disparu. Refusant d'envisager le pire, elle décide de mener sa propre enquête. Elle va peu à peu s'enfoncer dans les ténèbres de l'Histoire et sera confrontée aux sulfureux problèmes des fonds juifs en déshérence, affaire qui secoue la classe politique et la population helvétiques.

« Composé avec la précision qu’on aime trouver dans les bons romans policiers, ce nouveau livre de Michèle Kahn est écrit d’une plume alerte et sûre. Aussi admirablement documenté que Shanghaï-la-juive, il puise sa matière dans l’histoire du siècle, et, sous les dehors naïfs de la fiction, nous force à une réflexion grave sur les événements délétères du temps présent. »
in Magazine Littéraire, n° 366 du 1er juin 1998.